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Plus aucune église ne doit être démolie en terre de France

 
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"Plus aucune église ne doit être démolie en terre de France !"

 
par Karim Ouchikh
Président du SIEL,
Conseiller municipal et d’agglomération de Gonesse,
Conseiller régional Ile-de-France.


Minute : Pourquoi lancez-vous cette association SOS Eglises de France ? (n’y avait-il pas déjà d’association œuvrant dans ce but ?)
Karim Ouchikh : Notre patrimoine chrétien ne cesse de dégrader sous nos yeux et nos pouvoirs publics opposent à cette terrible réalité une indifférence coupable. En revanche, j’observe avec bonheur la mobilisation de centaines d’associations qui s’activent sur le terrain pour sauver ici une église, là une chapelle. SOS Eglises de France entend servir de caisse de résonance à toutes ces initiatives locales et se propose surtout d’agir avec énergie auprès des élus pour empêcher, par tous moyens, la disparition programmée de notre patrimoine religieux.
N’oublions jamais que nos édifices chrétiens sont partie intégrante de notre héritage national : sauver nos églises, c’est aussi préserver l’âme de la France ! Il en va à coup sûr de notre modèle de civilisation… Je me place ainsi clairement dans le sillage idéologique de Maurice Barrès qui, déjà en 1913, dénonçait l’état déplorable du patrimoine religieux français dans son célèbre pamphlet ‘‘La Grande pitié des églises de France’’.
SOS Eglises de France assumera donc un rôle clairement politique, - au sens noble du terme -, ce qui la distinguera sans doute des autres associations nationales de protection du patrimoine qui œuvrent davantage dans un registre culturel stricto sensu.

Minute : Visez-vous à empêcher les projets de démolition ou, également, à sauver des églises ou chapelles dont l’état se dégrade faute d’entretien ?
Karim Ouchikh : A une époque où s’édifient continuellement des mosquées aux quatre coins de l’hexagone, - suscitant ainsi des motifs légitimes d’anxiété parmi nos compatriotes -, plus aucune église ne doit être démolie en terre de France ! Ce n’est pas qu’un mot d’ordre : une offensive politique sera menée d’ici peu auprès de nos parlementaires pour graver cet objectif dans le marbre de la loi.
Plus concrètement, une telle ambition impliquera en amont un travail de veille à l’égard des édifices religieux dont l’état de dénuement matériel les conduirait à leur abandon progressif puis à leur désacralisation, selon un processus mortifère bien rodé qui est bien souvent le prélude à leur destruction ou leur vente.
Tout défaut d’entretien d’un édifice cultuel, imputable à l’Etat, aux communes ou aux diocèses, sera ainsi dénoncé dans le cadre d’une guérilla juridico-médiatique qui permettra de peser sur l’opinion publique locale et nationale. En ces temps de dérèglement des esprits et d’angoisses identitaires, nos églises et nos chapelles, - et de manière générale tout notre patrimoine religieux chrétien -, constituent à mes yeux un repère culturel essentiel qu’il nous faut absolument sanctuariser. De ce point de vue, je plaide pour l’entrée en vigueur, - dans notre débat politique sinon dans notre droit -, d’une servitude de civilisation, un ‘’concept’’ politique que j’ai forgé avec l’ambition d’imposer aux propriétaires de nos édifices chrétiens l’obligation d’ordre public de les entretenir et de les valoriser.

Minute : S’agit-il seulement d’alerter sur les menaces qui pèsent sur les églises ou visez-vous à fédérer suffisamment de monde (et à récolter suffisamment de fonds) pour pouvoir intervenir lorsqu’une église est menacée et, le cas échéant, procéder aux travaux ou la racheter ?
Karim Ouchikh : SOS Eglises de France vise à accueillir dans ses rangs un nombre d’adhérents, - particuliers, associations, entreprises -, aussi large que possible afin de disposer très vite d’une représentativité nationale incontestable : un maillage territorial serré est aussi prévu. Les dons seront les bienvenus et cette source de financement permettra, en liaison avec d’autres partenaires (Fondation du patrimoine, mécènes…), de se substituer aux propriétaires défaillants (publics, particuliers ou diocésains) pour réaliser les travaux nécessaires à la sauvegarde des éléments remarquables de notre patrimoine chrétien. Avec votre autorisation, je prends d’ailleurs la liberté de faire appel dès à présent, dans vos colonnes, à la générosité publique…
Sauver avec SOS Eglises de France l’intégralité de nos 45.000 églises est naturellement un objectif hors de portée, même si j’aspire à mener notre action aussi loin que possible. Mon intention première est surtout d’inviter nos compatriotes à participer activement au redressement moral et spirituel de la France en s’appuyant, entre autres leviers d’action, sur notre héritage chrétien, ce qui nous oblige au respect absolu de ce précieux patrimoine.

Minute : Quelle est votre marge de manœuvre dans le cadre des différents textes découlant de la loi de 1905 relatifs à la propriété et à l’entretien des lieux de culte ?
Karim Ouchikh : SOS Eglises de France sera tout à la fois un lanceur d’alerte, un groupe de pression, un chevalier blanc et le promoteur de réformes législatives et réglementaires. Tous les propriétaires des édifices chrétiens seront concernés par ses initiatives : Etat, communes, particuliers, diocèses pour les églises bâties après 1905. En pratique, nous ne nous interdirons aucun moyen d’action pour alerter l’opinion publique sur l’état de conservation de nos églises et pour contrarier toute opération de démolition : chaque édifice religieux menacé appellera sa réponse appropriée, étant naturellement rappelé que le dialogue et la concertation seront des méthodes à chaque fois privilégiées.

Minute : Souhaitez-vous que des référendums locaux soient organisés lorsqu’une municipalité envisage de détruire une église ? Ou pensez-vous, comme l’abbé de Tanoüarn nous l’avait déclaré, que « le droit de propriété, grâce à Dieu, n’est pas un absolu », et qu’il faut imposer à la collectivité de « respecter les lieux où souffle l’esprit » ?
Karim Ouchikh : Les promoteurs immobiliers, les municipalités peu scrupuleuses, les lobbies de l’argent…autant d’agents du chaos identitaire qui agissent systématiquement dans l‘ombre et s’inquiètent toujours des campagnes de médiatisation : la mobilisation remarquable de l’opinion publique francilienne autour de l’excellent abbé de Tanoüarn a ainsi permis d’empêcher la démolition de l’église parisienne Sainte Rita dont la destruction avait été pourtant programmée pour cet été... L’interdiction légale de toute opération de démolition d’église est une entreprise législative qui prendra du temps à mettre en œuvre : d’ici là, il nous faut donc utiliser tous moyens d’action de nature à faire échec aux projets de destruction de nos églises, dont l’usage des référendums d’initiative locale qui ont le mérite de faire réagir les populations concernées.
Comme vous le savez, je suis partisan d’acclimater dans le débat public l’idée une prééminence du fait chrétien dans notre pays, ce qui supposera de compléter le préambule de la constitution et de modifier la loi de 1905 sur la Séparation des Eglises et de l’Etat pour y mentionner explicitement l’existence historique des racines chrétiennes de la France. Une telle adaptation de notre droit autorisera tous les progrès : parmi ces avancées, la notion de servitude de civilisation, évoquée plus haut, qui obligera tout propriétaire d’édifice chrétien à en prendre soin et, à fortiori, à ne pas le démolir.
Quitte à chatouiller les oreilles de quelques républicains laïcistes, j’aurais pu aussi bien utiliser, sur ce dernier point, le terme de servitude spirituelle, pour répondre à la légitime préoccupation de l’abbé de Tanoüarn : là où souffle l’Esprit, le droit de propriété est tout sauf un absolu…
 

http://soseglisesdefrance.fr
contact@soseglisesdefrance.fr

   
         
Communiqué officiel (si
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