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Les trois défis français

 Karim ouchikh par Karim Ouchikh
Président du SIEL
Administrateur national du Rassemblement Bleu Marine
Conseiller municipal et d’agglomération de Gonesse.
 


Sur l’état de la France, les commentateurs politiques partagent le même diagnostic : notre pays souffre d’une impuissance à agir, d’une crise d’identité et d’une incapacité à porter remède aux freins qui l'embarrassent de longue date. Ces maux endémiques sont autant de défis que la France doit surmonter pour retrouver durablement les chemins de l’indépendance, de l’estime d’elle-même et de la prospérité.

Le défi de la souveraineté

Depuis près de vingt ans, au fil des engagements européens et internationaux imposés à notre pays, nos oligarchies médiatico-politiques ont privé la France de sa souveraineté institutionnelle, en la dépouillant méthodiquement des instruments régaliens, - militaire (OTAN), monétaire (euro), territorial (Schengen), budgétaire (Pacte budgétaire européen), normatif (institutions de Bruxelles et cours de justice européennes)…-, qui lui avaient permis depuis toujours de maîtriser son destin. La France ne gagnera rien, pas même un surcroît de puissance, à s’intégrer davantage à un espace européen sans frontières, uniforme et autoritaire, qui vise au fond à la disparition programmée des Etats et à l’extinction mécanique de l’identité millénaire des peuples qui composent notre continent. Si nous voulons aimer l’Europe et croire sincèrement en son avenir, tout en restant attachés à la préservation de ses peuples, nous devons nous extraire rapidement du modèle d’intégration fédéraliste de l’actuelle Union européenne, - zone euro comprise -, pour nous tourner résolument vers un projet européen authentique, d’essence confédérale, qui serait enfin respectueux des Etats souverains et des identités nationales : c’est à ce prix que la France pourra retrouver les marges de manœuvres politique, économique et budgétaire qui lui font tant défaut actuellement. Sur cette question essentielle, devenue la véritable ligne de partage des eaux de la vie politique française, - comme sur celle de notre alignement atlantiste dont il nous faut nous émanciper -, nos compatriotes doivent pouvoir s’exprimer librement et statuer en dernier ressort, en 2017, sans craindre que leur parole ne leur soit à nouveau confisquée, comme cela fut le cas lorsque les forces de l’UMPS adoptèrent par voie parlementaire en février 2008, avec le traité de Lisbonne, un texte qui avait été pourtant massivement rejeté par les Français lors du référendum du 29 mai 2005.

Le défi des valeurs

Jusqu’à ces vingt dernières années, nul ne songeait à remettre explicitement en cause les fondements multiséculaires du socle anthropologique français né d’un héritage historique façonné à la confluence de ses quatre composantes indivises : la pensée rationnelle grecque ; la civilisation politico-juridique romaine ; le legs culturel chrétien ; le mouvement d’émancipation de l’individu apparu à la Renaissance et amplifié par les Lumières. Ce modèle identitaire, autrement désigné sous l’appellation de Bien commun, s’efface à mesure que progressent, avec la mondialisation, la sécularisation et l’éclatement de notre société contemporaine, dans laquelle prospèrent désormais le matérialisme, l’individualisme, l’hédonisme, la méconnaissance et le rejet des racines de notre civilisation. Les bouleversements des équilibres familiaux traditionnels (mariage homosexuel,  gender, GPA, PMA..), la remise en cause de nos repères sacrés (dignité de l’homme, marchandisation du corps humain, respect de la vie de la conception à la mort), les mutilations culturelles répétées (repentances historiques, destructions de nos églises, atteintes à nos paysages, à nos traditions et à nos terroirs), la banalisation de nos valeurs fondatrices (la patrie, l’autorité, la morale, le mérite…) participent, d’un même élan, à cette vaste offensive anthropologique des forces libérales-libertaires, dont le potentiel hautement destructeur n’épargne aucun Français. C’est à ce combat radical de civilisation, - inséparable du redressement économique et social de la France et de l’amélioration du niveau de vie de notre peuple -, qu’il nous faut nous atteler dorénavant pour enrayer cette insécurité culturelle dont souffrent tant nos compatriotes, avec une vigueur d’autant plus forte qu’une autre menace anxiogène nous guette simultanément, avec l’expansion sur notre territoire de communautés immigrées considérables dont les modes de vie décomplexées sont radicalement étrangers à nos pratiques culturelles.

Le défi des libertés

La société française souffre de nombreux blocages qui anesthésient durablement les ressources de son génie propre : la vitalité de nos PME, commerçants, artisans et professions libérales est handicapée par le fardeau intolérable de la règlementation administrative  et le poids excessif de prélèvements obligatoires qui font fuir nos talents à l’étranger ; la liberté d’entreprendre et la capacité à innover de nos entreprises sont entravées par la tutelle sclérosante de l’Etat  et par les effets pervers du principe de précaution ; la capacité de notre économie à rebondir est amoindrie par la lourdeur du Code du travail et l’activisme suicidaire de syndicats peu représentatifs ; la transmission des savoirs de base (lire, écrire, compter) auprès de nos jeunes générations n’est plus assurée par un ministère de l’Education nationale fossilisé par le poids des corporatismes syndicaux et de l’idéologie du pédagogisme ; la multiplication des lois liberticides et les excès du politiquement correct ont anéanti la liberté d’expression, tandis que la sécurité élémentaire des biens et des personnes n’est plus assurée par la puissance publique. Les excellences de toute nature, - de la famille aux capitaines d’industrie -, aspirent en réalité à disposer de plus d’autonomie et d’indépendance : celles-ci doivent pouvoir désormais s’épanouir partout et ne plus connaître la moindre entrave réglementaire ou fiscale. De ce point de vue, c’est bien à l’Etat stratège, recentré sur ses compétences régaliennes, qu’il appartient, dans la concertation avec l’ensemble des corps intermédiaires, de concevoir et de garantir l’intégrité de ces nouveaux espaces de libertés afin de libérer les énergies pour mieux assurer la prospérité de la France et le bien-être matériel et moral de nos compatriotes.

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